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Maintenance du blog

Oyé oyé !

Je m’excuse pour la triste apparence du blog actuellement : je travaille au changement de design afin qu’il soit plus agréable à regarder et à visiter. Malheureusement, j’ai aussi choisi ce moment précis pour tomber malade… J’ai droit à une bonne angine en plein mois de mai ! (Il paraît que c’est normal…) Alors j’avance à mon rythme…

Allez, on y croit, je vous arrange ça dans les jours à venir !

J’en profite pour vous annoncer que je participerai au Salon ARBUSTES, qui se tiendra du 28/09 au 06/10/2013 à l’Agora de Mantes la Jolie ! Ma peinture « Depuis les racines… » a été sélectionnée. Je dois avouer que je ne réalise pas encore, ce sera mon premier salon alors j’ai bien l’intention de fêter ça dès que je serai remise de cette fichue angine ! :)

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Un appartement abandonné depuis 70 ans est retrouvé à Paris

Voilà qui n’arrive pas tous les jours : à Paris, un appartement a été retrouvé alors qu’il n’avait plus été ouvert depuis 70 ans. C’est une véritable capsule temporelle que renfermait l’habitation, meublée à la parisienne comme à la fin du XIXe siècle-début XXe siècle.

Il appartenait à une certaine Mme De Florian, morte à l’âge de 91 ans. Elle avait quitté Paris à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale pour le Sud de la France et n’avait plus jamais remis les pieds dans la capitale.

Appartement abandonné à Paris depuis 70 ans

Avant son départ, il semble que cette dame avait été la muse de l’artiste Giovanni Boldini, l’un des peintres les plus importants de la Belle Epoque.

La peinture ci-dessous, retrouvée dans l’appartement, aurait été réalisée par Giovanni Boldini lui-même et probablement offerte à Mme De Florian qui devait être sa maîtresse (une série de lettres ayant été retrouvée à proximité de la peinture témoignant de leur idylle). La peinture, elle, représente la grand-mère de Mme De Florian, Marthe de Florian, qui était une belle actrice mondaine de la Belle Epoque.

Un véritable trésor qui a été estimé à 3 millions de dollars, rien de moins, lors d’une vente aux enchères réalisée à la suite de la découverte !

Appartement abandonné à Paris depuis 70 ans

Personne ne semble en tout cas comprendre pourquoi Mme De Florian a choisi d’abandonner ainsi son appartement parisien et de ne jamais y revenir. Elle a fini sa vie loin de cet endroit, laissant derrière elle les nombreux souvenirs d’une vie qui semblait resplendir, comme en témoignent les photographies prises des lieux.

Entre capsule temporelle et cabinet de curiosité, je crois que l’habitation aurait pu être laissé tel quel afin de pouvoir être visité. L’histoire reste en tout cas un intéressant fait divers bien mystérieux, comme nous n’avons pas l’habitude d’en voir souvent.

Appartement abandonné à Paris depuis 70 ans

Appartement abandonné à Paris depuis 70 ans

Appartement abandonné à Paris depuis 70 ans

Appartement abandonné à Paris depuis 70 ans

Sources (english) : Messy Nessy ChicSamantha HahnThe Telegraph

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L’homophobie tue. La xénophobie plus encore. Et le fascisme nous achève.

Dessin Universal Lover by Shou'

The Lovers (The universal Lovers)
Dessin numérique

——-

Voici de nouveau un dessin de deux amoureux. The Lovers. Voire, en l’occurrence, The universal lovers.

Ce dessin est ma façon à moi de démontrer mon soutien au mariage pour tous, à l’égalité. Il prône l’amour contre la haine, contre l’homophobie, contre la xénophobie, voire contre le fascisme pur et simple qui se déchaine actuellement en France.

Ambigu jusqu’au fond des yeux, comme le chante mon groupe préféré. C’est-à-dire un couple universel. Des amoureux, tout simplement. Deux hommes ? Deux femmes ? Un homme et une femme ? Finalement qu’importe. Aimez-vous et ne laissez personne dire que cela est anormal, que vous êtes différents, que vous ne fonctionnez pas bien, qu’un prétendu dieu est contre vous, que vous ne saurez pas offrir une vraie famille à un enfant, que vous serez incapable de l’élever correctement et de l’aimer surtout.

Ces gens, ceux qui sortent tant d’inepties et dégueulent une haine déjà trop entendue n’existeraient pas dans une société idéale. Et nous savons que ce sont souvent les plus donneurs de leçon dont il vaut mieux se méfier le plus. Malheureusement, nous ne vivons pas une utopie. Alors tout ce que nous pouvons faire, tout ce que je vous encourage à faire c’est d’afficher clairement que nous sommes contre leur prétendue philosophie de vie et leurs convictions au mieux moyenâgeuses mais que je qualifierais plutôt de fascistes bien souvent.

Pour ma part, je porterai ce dessin en t-shirt. Mais je continuerai aussi à faire entendre ma voix partout où il le faudra et à m’opposer à ce type de mouvement prônant l’inégalité.

« Ce qui menace la culture ce sont les fascismes, les nationalismes étroits et artificiels qui n’ont rien de commun avec le vrai patriotisme, l’amour profond de son pays. Ce qui menace la culture c’est la guerre à laquelle fatalement, nécessairement, ces nationalismes haineux conduisent. » — (André Gide, Discours sur Maxime Gorki, en annexe de Retour de l’U.R.S.S., 1936)

Dessin Universal Lover by Shou'

Le plus incroyable, à mes yeux ? Constater que de nombreux jeunes de mon âge grossissent les rangs de ces homophobes qui, la plupart du temps en plus, ne s’assument pas.

Où sont ces jeunes là quand les étudiants ayant une vie moins facile que la leur se battent pour obtenir une bourse un peu plus conséquente, par exemple ? Plutôt que de chercher à faire en sorte que des gens aient moins de droits qu’eux, ces jeunes ne pourraient-ils pas agir pour qu’au contraire notre société fonctionne mieux ? Comment peut-on affirmer, ensuite, en tant que parents de ces jeunes-là, qu’on les a bien élevés ? Mieux que des familles homoparentales, monoparentales, divorcées, recomposées, etc, vous êtes vraiment sûrs ?

Il y a tellement de combat à mener, notre société va déjà tellement mal… Ces jeunes m’exaspèrent totalement.

Dessin Universal Lover by Shou'

http://studinano.spreadshirt.fr/

Edit :
A l’heure où je finis de rédiger cet article, mon compte Twitter a été suspendu par des gens de la #ManifPourTous. J’ai été signalée comme spam en masse car mes propos dérangeaient. Voilà où nous en sommes en France et sur internet. Le droit à la parole est bafoué par des gens qui se disent et se croient plus normales que les autres, qui se croient supérieurs aux autres. Ceux-là même qui crient dans les rues « Hollande dictature ! » peuvent désormais faire taire ceux qui s’opposent à leurs idées fascistes sans le moindre problème. Cachés derrière leurs écrans, de toute évidence, ils sont plus forts que nous car leur bassesse n’a pas de limite.

Il faut dire que quand on a pas d’arguments autres que la haine, les boutons « Signaler comme spam » deviennent un bon moyen de faire taire ses détracteurs.

La seule solution qu’on me propose ? Éviter d’afficher mes convictions sur mon compte officiel et créer un deuxième compte pour ça. Bref, sachez-le, vous n’avez plus le droit d’être vous-mêmes sur internet. Ce temps-là est révolu.

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Homophobie et nazisme en France au XXIe siècle

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Tandis que la France se déchire pour le Mariage pour tous, j’avance tant bien que mal dans la rédaction de mon mémoire.

Et curieusement, encore une fois, celui-ci rejoint les faits d’actualités et les questionnements qu’ils soulèvent.

De toute évidence, le fait de voir deux personnes du même sexe s’unir dérange une partie de la population française (bien plus conséquente que je ne l’aurais cru, naïve que j’étais de penser que nous avions tous effectué depuis longtemps une mise-à-jour pour le XXIe siècle déjà entamé depuis 13 ans).

A la lecture des Tweets qui se déchainent sur le sujet, je constate que l’égalité entre les genres a vraiment du mal à trouver sa place dans l’esprit de beaucoup de personnes. Pourtant, me semble-t-il, nous sommes tous des êtres humains. Que nous possédions un sexe différent, finalement, la belle affaire ! Fait-on vraiment la différence entre un chat et une chatte ? Un chien et une chienne ? Finalement, peu nous importe : il s’agit toujours de notre animal de compagnie et il n’agit pas fondamentalement différemment qu’il soit d’un côté de la barrière ou de l’autre.

Vous me direz, prendre l’exemple des animaux n’est peut-être pas une très bonne idée de ma part si je veux expliquer l’égalité à des esprits étriqués. En effet, je constate également bien souvent que l’humain n’a guère de respect pour les espèces animales, trop souvent traitées comme des sous-merdes par comparaison à l’homo-sapiens-sapiens maître du monde… Un comportement que j’exècre également au plus au point, soit dit au passage.

L’irrespect est global. L’humain trouve toujours une bonne raison de rabaisser son prochain, de se sentir supérieur à lui. Qui ou quoi qu’il soit.

Mais vous ne voyez sans doute pas le rapport avec mon fameux mémoire (celui qui doit commencer à vous saouler autant que moi, si vous lisez régulièrement ces pages :p).
Et bien, le fait de parler de robots m’entraine fatalement à traiter de la relation humain-machine. Et, à ce sujet, la science-fiction est ouverte à toute sorte de probabilités. Comme qui direz, l’imagination va vite et quand une idée est pensée, rien ne dit qu’elle ne verra pas le jour de manière tangible un beau matin. C’est pourquoi, s’intéresser aux idées de la science-fiction peut être particulièrement passionnant.

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Or, les idées concernant les relations humain-robot me poussent à m’interroger : si nous créons un jour un robot suffisamment intelligent (et donc autonome), proche de nous tant intérieurement qu’extérieurement ; autrement dit, si la barrière entre humain et robot s’effiloche de plus en plus, ne viendra-t-il pas un jour où nous serons bien forcés de les accepter comme nos égaux ?

Des couples « mixtes » pourront se former. Des « enfants » naîtront de ces unions. Resteront-ils des machines à nos yeux ? Pourrons-nous encore les appeler « robot » (travail, corvée) ?

Bien sûr, je n’étudie la science-fiction que parce qu’elle en dit long sur notre présent. Bien plus qu’elle ne prédit le futur (et, de toute façon, nous sommes bien incapables de dire si elle le prédit ou non car nous ne sommes pas prophètes, pas même que ces artistes), la science-fiction parle d’aujourd’hui. Et alors que les uns se déchainent pour empêcher les autres de se voir octroyer les mêmes droits fondamentaux qu’eux, je me dis que les romans d’Asimov, les Terminators et autres Astroboy, mais aussi les projets robotiques comme celui de Heart Robot ou encore les séries comme Real Humans (Arte) sont finalement à mettre en toutes les mains.

Pour ne plus voir ceci, jamais :

GUD Nancy

« Homopholie : ça suffit !

On le redoutait et c’est arrivé ! La nouvelle offensive contre la famille et la propagation de la décadence prendra la forme d’un projet de loi en faveur du mariage des homosexuels ; lequel devrait leur permettre d’adopter des enfants dans les mêmes conditions que les couples normaux. »
Source : http://gudnancy.wordpress.com/2012/09/13/homopholie-ca-suffit/

On veut du boulot pas du mariage homo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne vous laissez pas faire !
Défendons l’égalité. Et, plus encore, défendons-nous contre toute cette haine !

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Le Japon qui dérange ?

Décidément, je continue sur le Japon, en ce moment ! Je vous emmène cependant dans un domaine un peu plus culture pop, aujourd’hui (et, attention, pour moi, « culture pop » et donc « culture populaire » est loin de signifier « sous-culture » comme on peut l’entendre souvent ici, bien au contraire !).

Il n’est toujours pas devenu facile, aujourd’hui, d’avouer que l’on apprécie la variété japonaise (la J-Pop). Bien souvent parce qu’elle est adorée des adolescents qui se passionnent pour le Japon en l’imaginant tel qu’il est dépeint dans les manga qu’ils aiment tant (ce qui est loin d’être le cas, même si les manga restent de très intéressantes sources d’informations sur l’archipel quand on sait lire entre les lignes). J’ai, moi-même, été une de ces adolescentes mais j’ai eu la chance de pousser ma curiosité un peu plus loin. Or, quand je me retrouve face à ce clip de Kyary Pamyu Pamyu, jeune artiste dite kawaii (c’est-à-dire mignonne) je lui trouve des qualités graphiques et symboliques très intéressantes (et finalement pas si mignonnes et gentillettes que ça !).

Ainsi, de nombreuses images subliminales passent sous nos yeux au visionnage de cette vidéo, comme cet étrange canard coloré, coiffé d’une couronne de balles de fusil ou un étrange cerveau rose dansant. La culture pop nippone a cela de remarquable ; sa capacité à paraître inoffensive, naïve, presque trop infantile et, finalement, souvent tout aussi critique, mordante et bien plus ancrée dans la réalité qu’on ne pourrait le penser de prime abord. Les japonais ont l’art du sens-caché, du double-sens. A toujours regarder deux fois pour trouver les failles.

Voici le clip en question, qui s’intitule « Ponponpon » : http://www.youtube.com/watch?v=yzC4hFK5P3g

Cela me fait d’ailleurs repenser à des propos qu’avait tenu le chroniqueur de Laurent Ruquier, dans son émission « On n’est pas couché ». A propos de l’artiste Takashi Murakami (que j’admire beaucoup, il est vrai, et auquel j’ai consacré une grosse partie de mon travail de Licence et dont je parle encore aujourd’hui dans mon mémoire), le prétendu journaliste disait que Versailles, qui accueillait alors le japonais, avait été transformé en chambre d’enfant. Connaissant bien l’univers de Murakami, je me demande dans quel genre de chambre Eric Zemmour peut bien faire dormir ses enfants…

Pire encore, à la même époque, des véritables collectifs avaient vu le jour pour s’élever contre l’exposition des œuvres de l’artiste au château de Louis XIV. Dont l’une n’avait pas hésité à se faire appeler les « Non aux mangas » (je préciserai d’ailleurs que le mot « manga » étant un nom étranger, il ne prend pas de « s » au pluriel)…

« La machine de guerre contre l’art contemporain au château de Versailles est relancée. Deux collectifs, Versailles mon amour et Non aux mangas – Contre les expositions dégradantes au château de Versailles, affûtent leurs armes avant l’exposition consacrée à l’artiste japonais Takashi Murakami. Du 14 septembre au 12 décembre, l’une des stars les plus cotées de l’art contemporain, dont l’œuvre est inspirée des mangas, investira les Grands Appartements du château, la galerie des Glaces et le jardin, pour y présenter vingt-deux sculptures et peintures, dont onze ont été créées spécialement pour l’exposition.

Pour la plupart, les opposants sont les mêmes qui, en 2008, avaient tenté de faire interdire l’exposition de l’Américain Jeff Koons au château du Roi-Soleil. En vain : ils avaient été déboutés par le tribunal administratif de Versailles, puis par le Conseil d’Etat. Ils n’étaient pas partis en croisade, en revanche, contre Xavier Veilhan, invité au château en 2009. Est-ce parce que l’artiste avait installé presque toutes ses œuvres, tel son carrosse mauve, dans le jardin ? Ou parce qu’il est français ? Président de l’Etablissement public du château de Versailles, Jean-Jacques Aillagon dénonce un « activisme aux relents xénophobes ». »

(Article qui était paru dans Le Monde mais a depuis été supprimé, et qui n’est plus aujourd’hui trouvable que sur le site même de ces extrémistes malades, ceux-là même que l’on peut également voir en ce moment dans les manifestations contre le mariage pour tous à en croire leurs derniers articles en date : http://coordination-defense-de-versailles.info/wp/tag/non-aux-mangas/)

Xénophobes et homophobes, donc, en plus de ça ? Ces gens font honte à un pays qui, fut un temps, brillait pour son ouverture d’esprit, ses principes égalitaires et sa culture profondément humaine.

Notons qu’en France, depuis les années 80, de nombreuses personnalités, en particulier politiques, s’étaient déjà élevées contre le manga (je ne vais pas encore citer Ségolène Royal ou faire le procès de Télérama, mais suivez mon regard). Laissant découvrir du même coup toute leur méconnaissance du sujet. Mais le plus triste est de constater que les choses n’ont pas encore suffisamment évoluées dans notre pays qui est pourtant le deuxième plus gros consommateur de bandes dessinées japonaises après le Japon lui-même.

Du coup, j’ai bien envie de terminer cet article sur quelques photographies de l’exposition de Takashi Murakami à Versailles (2010). Et, pour ma part, je trouve que ses œuvres n’étaient pas si mal à leur place qu’on a pu l’entendre. Au contraire. Prenez donc en pleine face les sourires goguenards des personnages de l’artiste !

J’avais d’ailleurs travaillé sur cet artiste à l’occasion de cette exposition à l’époque, réalisant un site web expliquant un peu sa pratique en général (rien de très élaboré, je n’avais malheureusement pas beaucoup de temps). J’invite les curieux à y jeter un oeil : http://studinano.com/takashi_murakami/

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La sculpture Flower Matango de Takashi Murakami – Galerie des glaces

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La sculpture Tongari-Kun (Mister Pointy) de Takashi Murakami – Salon d’Hercule

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La sculpture Flower Matango de Takashi Murakami – Galerie des glaces

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La sculpture « Kaikai & Kiki » de Takashi Murakami

Crédits Photos : Gilles Truyens © EPV

« Pour un japonais, y compris moi, le Château de Versailles est l’un des plus grands symboles de l’histoire occidentale. C’est l’emblème d’une ambition d’élégance, de sophistication et d’art dont la plupart d’entre nous ne pouvons que rêver. Bien sûr nous comprenons que l’étincelle qui a mis le feu aux poudres de la révolution est directement partie du centre du bâtiment.

Mais, sous de nombreux aspects, tout est transmis à travers un récit fantastique venant d’un royaume très lointain. Tout comme les français peuvent avoir du mal à recréer dans leur esprit une image exacte de l’époque des Samouraïs, l’histoire de ce palais s’est étiolée pour nous dans la réalité.

Donc, il est probable que le Versailles de mon imagination corresponde à une exagération et à une transformation de mon esprit jusqu’au point d’être devenu une sorte de monde irréel à part entière. C’est ce que j’ai essayé de saisir dans cette exposition.

Je suis le chat du Cheshire qui accueille Alice au pays des merveilles avec son sourire diabolique, et bavarde pendant qu’elle se balade autour du Château. D’un sourire enjoué, je vous invite tous à découvrir le pays des merveilles de Versailles. »

Takashi Murakami
(source)

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Demain, vous deviendrez des robots.

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Je travaille actuellement sur le thème des robots car le sujet de mon mémoire porte sur ce que ces créatures disent de nous (et pas seulement ou pas du tout de notre futur) à travers l’étude d’œuvres de science-fiction ultra-contemporaines.

A ce titre, je me retrouve souvent confrontée aux discours transhumanistes qui, je dois bien l’avouer, m’inquiètent. Beaucoup des personnes les plus bavardes et actives de ce mouvement qui se veut à la fois philosophique, politique et sociologique, se trouvent en plein coeur de la Silicon Valley (USA). C’est-à-dire à l’endroit même de la planète où se situent les sièges sociaux des entreprises et groupes les plus puissants au monde à l’heure actuelle (Google, Facebook…). Seulement voilà, là-bas existe désormais un campus nommé « La Singularité » (des cours y sont donnés, un diplôme peut y être obtenu) et qui entretient des liens étroits notamment avec Google, dont le siège se situe à proximité immédiate. Autant dire que la recherche dans ce milieu est largement assurée… et est loin d’être clean à tout point de vue.

Le nom de cette université fait référence à un concept selon lequel l’humanité atteindra un jour un stade de non-retour vis-à-vis des technologies. Un stade surnommé celui de « la singularité technologique ». A ce moment, dans un futur plus ou moins lointain, les technologies deviendront autosuffisantes, se générant d’elles-mêmes car elles seront créées par des intelligences artificielles (c’est-à-dire d’autres machines). Ces technologies seront alors parfaitement incompréhensibles pour les humains que nous sommes aujourd’hui. C’est pourquoi les transhumanistes pensent que nous seront forcés de devenir des post-humains pour nous adapter à ce nouveau monde, plus rapide que nous, et non pas disparaître.

Un scénario catastrophe, digne de Terminator ? Etant donné qui sont les têtes pensantes supportant ce mouvement, la réponse n’est pas si évidente. C’est d’ailleurs, dans une moindre mesure, ce que j’essaye moi-même de démontrer dans mon travail de recherche… (bien que, je vous rassure, je ne sois pas du côté obscure de la Force o: )

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Mais qui sont les transhumanistes ? Pour résumer, disons que ces gens imaginent que, demain, l’espèce humaine disparaîtra au profit d’une autre forme de vie : le post-humain. C’est-à-dire des humains mêlés à la machine. Ou, plus inquiétant encore, des machines mêlées aux humains. C’est-à-dire des cyborgs.

Selon eux, il deviendra une question de survie de faire le choix du transhumanisme. Le choix ne nous sera alors plus laissé de rester ou non nous-mêmes car, dans la course à la performance, nous serons probablement obligés de subir la mutation. Pour rester performants au travail, par exemple et ne pas être remplacés par une personne bénéficiant d’améliorations plus performantes. Sinon, nous serons laissés sur le bord du chemin de l’évolution, voués à disparaître comme d’autres espèces avant nous.

Cette secte inquiétante, qui se défend d’en être une grâce aux cerveaux qu’elle exhibe (de nombreux scientifiques, bardés de diplômes tous plus impressionnants les uns que les autres – comme quoi, ça ne fait pas tout), n’imagine pas d’autre route pour notre futur. Et étant donné les amis puissants dont elle dispose, il y a fort à parier qu’il nous faudra surveiller ces hurluberlus de près dans les années à venir.

Leur but, actuellement ? Parvenir à décrypter les secrets du cerveau afin de pouvoir, d’ici 2025 (selon leur prévision), transférer un premier cerveau humain dans un ordinateur…
Certaines personnes se demandent si l’idée même de pouvoir se « connecter » un jour au cerveau de quelqu’un ne servira pas davantage les intérêts de grands groupes comme Google (fournissant largement de quoi financer la recherche dans ce domaine, comme nous l’avons vu) plutôt que de louables objectifs en matière de sciences et en particulier de médecine. En effet, imaginez quelles seraient les possibilités si un groupe marchand pouvait tout-à-coup accéder à vos moindres désirs ? Bien sûr, nous n’en sommes pas encore là. Mais si certains y ont pensé… Il ne faut jamais dire jamais, n’est-ce pas ?

En tout cas, une chose est sûre, pour moi qui essaye de crédibiliser l’art de la science-fiction, si j’étais transhumaniste, je n’aurais qu’à me baisser et ramasser toutes les miettes que l’on me tend. Malheureusement, je ne le suis pas et si je cherche à démontrer que la science-fiction porte des discours fort intéressants, ça n’est certainement pas dans la même optique qu’eux.

Alors, seriez-vous prêts à devenir des robots ou vous battrez-vous pour votre humanité, vous qui êtes déjà connectés de toute part ?

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Temple of black light

Ces photographies ont été prises par le photographe américain Jon Sheer.

Il s’agit du magnifique intérieur d’un temple bouddhiste situé dans un petit village de pêcheurs de la banlieue de Phnom Penh au Cambodge. Un lieu incroyablement coloré et richement décoré qui a de quoi impressionner. Peint du sol au plafond, le temple est recouvert de scènes aux couleurs chatoyantes. Un endroit unique qui laisse rêveur.

Le photographe a d’ailleurs surnommé cette série de photos « Temple of black light », c’est-à-dire littéralement « Temple à la lumière noire » car l’effet obtenu est semblable à ce que l’on peut voir sur des clichés pris à la lumière noire. La lumière noire est souvent utilisée pour créer des effets esthétiques dans des soirées, faisant ressortir les blancs des tissus synthétiques, par exemple. On l’utilise également pour donner l’impression d’une certaine fluorescence. Or, cette effet est ici créé par l’association de couleurs : en particulier un bleu outremer profond faisant ressortir le jaune, l’ocre ou l’or.

L’ensemble est hypnotique. Il forme, à mon sens, un lieu idéal de transe ce qui, pour un lieu de culte, peut être intéressant j’imagine. Quoiqu’il en soit, cela est très impressionnant, y compris pour des regards extérieurs comme les nôtres et qui ne connaissent pas forcément tous les détails du Bouddhisme.

Je ne peux malheureusement pas vous apporter plus d’informations sur ce temple car je n’en ai pas trouvé. Alors si quelqu’un veut ajouter quelque chose, je serai ravie !

Temple of black light by Jon Sheer

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Et la neige tombait…

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Hééé non ! Je ne suis pas morte ! Rassurez-vous ! La neige n’a pas eu ma peau. Et j’espère la votre non plus. (mais je sens que cette image va peut-être susciter le malaise chez les naufragés de la route, comme une sorte de résurgence du traumatisme d’avoir pu passer des heures dans une voiture à ne rien pouvoir faire d’autre qu’attendre dans le froid… Quel beau pays habitons-nous, tout de même, capable d’être complètement paralysé par quelques centimètres de neige !)

Allez, j’arrête de me moquer. C’était quand même joli, non ?

Je viens vous tenir aux nouvelles car je suis en ce moment en pleine écriture de mon mémoire ce qui me prend un peu de temps, comme vous pouvez l’imaginer. Etant assez perfectionniste, je ne voudrais pas bâcler les choses alors je m’acharne et je m’acharne encore. D’où le manque de mises à jour sur ce blog o/.

Comme la question m’a été posée, je travaille sur les robots dans les œuvres de science-fiction contemporaines (c’est-à-dire des années 2000 essentiellement, même si j’évoque évidemment Isaac Asimov et autres Métropolis, 2001, Odyssée de l’espace, etc).

Je vous prépare malgré tout, en parallèle à cela et comme je l’avais promis (et je tiens toujours mes promesses, tenez-vous-le – ouf – pour dit… non, je déconne mais je fais de mon mieux o: ), un article à propos de ma dernière toile. Je l’ai en effet terminée, elle s’appelle The Death Valley (j’en avais déjà un peu parlé ici : http://studinano.com/WordPress/?p=505) et, comme toujours, elle va me permettre de vous raconter l’histoire de quelques symboles qui, j’espère, vous intéresseront autant que moi.

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Je pourrai aussi bientôt vous parler d’une nouvelle animation pixelisées que j’ai terminé. Un travail réalisé spécifiquement pour un atelier mais qui m’a permis de réfléchir à partir d’une oeuvre Valenciennoise (ma ville, donc) que j’aime beaucoup, à savoir l’Arbre d’Usinor. Là encore, il en était déjà question ici, de façon plus figurative que ce que j’ai finalement décidé de faire : http://studinano.com/WordPress/?p=386

Sinon, je vous rappelle que si je suis parfois peu présente sur ce blog (car, évidemment, rédiger de beaux articles prend du temps), je fais en sorte de restée plus active sur les réseaux sociaux. Vous pouvez donc m’y rejoindre si le cœur vous en dit, vous êtes les bienvenus ! Je vous rebalance les liens :
twitterfacebookfacebook
Et dès que j’ai un moment, je le prendrai pour mettre à jour www.studinano.com et poster de nouveaux articles, donc ;)

J’en profite également pour m’excuser si je ne réponds pas forcément à vos e-mails. J’ai aussi l’immense honneur d’être « déléguée » de ma classe (et oui, dans certaines université, on conserve ce principe, moi aussi j’ai été surprise au début). Résultat, je reçois énormément de mails ou je dois en rédiger énormément et… j’avoue que j’ai parfois un peu de mal à tout gérer ou à me souvenir de tout. Mais je lis tout, je suis très contente d’ailleurs que certains/certaines prennent le temps de m’écrire. Ca me donne l’envie de continuer à parler d’art et d’histoire et de symbolique avec vous. Donc merci :)

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Voyage sur Pandora !

Prêts pour un deuxième voyage au Japon ? J’espère que vous n’avez pas défait vos valises trop vite car vous allez absolument vouloir rester dans cet endroit merveilleux, j’en suis certaine !

Direction, une fois encore, un des fabuleux parcs du pays du Soleil Levant. Le Ashikaga Flower Park de Tochigi.
A mes yeux, cet endroit est plus magique encore que le précédent (le Seaside Park de Hitachi, voir ici). Il faut dire qu’il se situe dans la ville d’Ashikaga, aussi surnommée la petite Kyoto de l’est. Une ville jeune puisqu’elle ne fut d’ailleurs fondée qu’en 1921 et qui met un point d’honneur à promouvoir la protection de la nature. Et, ma foi, je crois que l’on peut dire que c’est vraiment joliment réussi !

Ashikaga Flower Park in Tochigi

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Ashikaga Flower Park in Tochigi

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Ashikaga Flower Park in Tochigi

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Ashikaga Flower Park in Tochigi

Ashikaga Flower Park in Tochigi

Ashikaga Flower Park in Tochigi

Mais si cet endroit est aussi fabuleux, c’est parce qu’il est une véritable œuvre d’art naturelle (bien qu’il faut une nouvelle fois souligner le fait que rien ne soit laissé au hasard, dans ce parc, puisque la moindre pousse est contrôlée, taillée, embellie…) et, de ce fait, qu’il inspire les créateurs. L’endroit est devenu d’autant plus célèbre depuis la projection du film Avatar de James Cameron puisqu’il en inspira certaines des scènes les plus poétiques. En particulier, c’est la plante grimpante, la Glycine (ici, montée en arbres fleuris aux allures de saule pleureur violacé), l’une des attractions principales du parc, qui a inspiré les Arbres des Voix (voir ci-dessous) et probablement également l’Arbre des Âmes si important pour les Omaticayas. Comment aurait-il pu en être autrement, puisque l’écologie est si importante dans ce film ?

The tree of voices, Avatar, James Cameron

The tree of voices, Avatar, James Cameron

The tree of voices, Avatar, James Cameron

The tree of voices, Avatar, James Cameron

Comme la Glycine n’est arrivée en Europe qu’à la fin du XIXe siècle (bien que Le Nôtre en ait planté quelques pieds, rapportés de Chine lors d’une expédition en 1687, dans les jardins de Versailles), elle ne bénéficie pas d’une symbolique forte dans nos pays occidentaux. Cependant, en Asie, cette plante est beaucoup plus connotée et c’est donc l’image qu’elle a là-bas qui m’intéresse dans mes travaux, comme vous pourrez le voir dans ma prochaine peinture. En Chine (le nom chinois de la glycine est Zi Tang, littéralement « la plante rampante couleur de lilas »), par exemple, un certain nombre de plantes, dont la glycine, sont placées de façon à recevoir un maximum d’éclairement lunaire car ce rayonnement est réputé les guérir, les soigner et les protéger. Toujours dans le langage chinois des fleurs, la glycine symbolise la douceur de l’amitié mais sa délicatesse est en fait un piège puisque si elle s’enroule d’abord comme un serpent autour du support, elle l’emprisonne ensuite lorsque son bras devient puissant… Ainsi, au bout de vingt à trente ans, ses troncs noueux viennent à bout des plus solides barreaux et pitons d’acier. Un double aspect, donc, qui m’intéresse particulièrement puisque jouer sur l’ambiguïté des choses me permet de pointer du doigt l’aspect à la fois attirant et inquiétant de l’univers que je tente de personnifier, celui d’Internet.

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Ike ike Japan !

Aujourd’hui, je vous emmène en voyage ! Empoignez vite vos valises, nous partons au pays du Soleil Levant, l’archipel magique tant adulé et, finalement, si méconnu ; le Japon, bien sûr.

Je ne vais pas vous parler de l’entièreté de la patrie du manga. Il en faudrait, des pages, des livres, des encyclopédies même ! Je voudrais seulement vous parler d’endroits que nous n’avons pas forcément l’habitude de nous représenter lorsque nous évoquant cette nation créatrice des robots et autres objets de haute technologie en tout genre. Nous pensons davantage aux villes surpeuplées, qui ne savent plus où bâtir pour s’étendre et accueillir toujours plus d’habitants. Et pourtant…

Voici quelques photographies, pour le moins magiques, montrant une toute petite partie du Seaside Park de Hitachi. A l’heure actuelle, ce parc s’étend sur 120 hectares mais il prévoit de s’agrandir jusqu’à 350 hectares. Pour l’anecdote, le parc s’est installé sur une ancienne base militaire américaine et les japonais peuvent s’y rendre aussi bien pour d’agréables balades en vélo que pour d’autres activités familiale puisque le parc dispose aussi de différentes zones de loisirs.

Faire pousser des fleurs à l’endroit d’un ancien lieu de guerre, l’idée est poétique. L’ensemble est, de toute façon, très japonais ; les fleurs ne poussent pas en toute liberté, tout est en ordre, les couleurs sont coordonnées, choisies. La nature, oui, mais pas livrée au hasard. La nature contrôlée, donc. Or, maîtriser la nature, quelle qu’elle soit (humaine, végétale..), semble être vraiment l’une des ambitions nippones. Sans compter qu’il s’agit aussi du pays de l’art des jardins (ces jardins zens qui ont fait, en partie, la réputation de l’archipel et fait connaître le feng shui) et des fleurs (Ikebana : la Voie des fleurs ou l’art de faire vivre les fleurs est un art traditionnel japonais basé sur la composition florale).

En tout cas, l’ensemble est sublime. Une véritable mise en scène. Il n’y a que moi que ça fait rêver ? o/

Gardez vos valises sous le coude ; la prochaine fois, je vous entraine dans un autre parc japonais, plus magique encore.

Seaside Park, Hitachi, Japon

Seaside Park, Hitachi, Japon

Seaside Park, Hitachi, Japon

Seaside Park, Hitachi, Japon

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Le Meilleur des Mondes ?

Aujourd’hui, petit partage d’un extrait du Meilleur des Mondes, roman de science-fiction d’Aldous Huxley. Étant déjà relativement ancien (1932), ce livre a longtemps été considéré comme une dystopie, c’est-à-dire une contre-utopie : un monde potentiellement réaliste mais n’existant pas. Son auteur y imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus. Aujourd’hui, pourtant, ce livre semble revenir sur le devant de la scène de plus en plus souvent, comme si notre société se sentait de plus en plus proche de ce qu’il raconte. Je ne suis pas particulièrement paranoïaque et les théories du secret m’amusent plus qu’autre chose, néanmoins je tenais à partager avec vous cet extrait que j’apprécie particulièrement et qui, à mon sens, n’est plus vraiment une contre-vérité :

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir ».

Lire ceci me rappelle notamment l’exposition « Vers le meilleur des mondes ? » (un nom pour le moins inquiétant) ayant eu lieu en 2010. Cette exposition grand public abordait les principales interrogations éthiques soulevées par les avancées scientifiques dans le domaine de la génétique : Pouvons-nous manger des OGM ? Doit-on ficher génétiquement la population ? Le clonage est-il actuellement pratiqué ? (dossier de présentation de l’exposition ici)

Vers le meilleur des mondes

Bref, si le roman de Aldous Huxley démontrait déjà dès les années 30 une certaine inquiétude concernant les avancées de la science, il est clair que cette crainte a encore de beaux jours devant elle. Au fur et à mesure du temps, les techniques et technologies deviennent de plus en plus pointues, elles nous permettent de réaliser ce qu’imaginait auparavant la science fiction ou, mieux encore, ce que fantasmaient les légendes, les mythes bordés de magie. Je crois que lire Le Meilleur des Mondes aujourd’hui n’a plus du tout le même sens qu’à l’époque où l’histoire fut écrite. Dans son avant-propos du Robot qui rêvait, Isaac Asimov parlait ainsi de lui comme d’un prophète capable, parfois, de prédire l’avenir ou, en tout cas, certains de ses aspects. Il en va de même pour beaucoup d’éléments issus de la science-fiction alors qu’il s’agit encore d’un genre parfois mal considéré par les têtes pensantes. Je ne crois pas, en tout cas, que le passage du Meilleur du Monde cité ci-dessus puisse laisser qui que ce soit de marbre dans une société évoluant comme la notre.

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Le Chaperon Rouge et la Méchante Reine

Wouah ! Mon dernier article ayant été propulsé sur le devant de la scène via HelloCoton, je dois dire qu’il est maintenant difficile pour moi d’écrire à nouveau ici sans avoir l’impression de ne plus être à la hauteur ! Je vais donc tâcher de continuer mon petit bonhomme de chemin sur ce blog comme je le faisais jusqu’à présent, en espérant que d’autres de mes articles vous sembleront dignes d’intérêt. En tout cas, un grand merci pour toutes ces visites, commentaires et autres « j’aime » :)

Reprenons, donc !

Je vous ai déjà un peu parlé de la série de dessins sur laquelle je travaille actuellement et qui s’intitule « Who is the Mad Hatter ? » (« Qui est le Chapelier Fou ? »). Et elle s’agrandit doucement.
Après Blanche Neige (voir ici), je vous propose cette fois mes versions du Chaperon Rouge et de la Méchante Reine (navrée pour la qualité un peu médiocre de la photo de la Reine, d’ailleurs, à ce propos).
"Who is the mad hatter ?" : Le Chaperon Rouge / The Red Riding Hood

"Who is the mad hatter ?" : La méchante reine / The Queen

Comme on m’a posé la question, oui mes dessins ont un look plutôt enfantin que je cultive. Je pourrais réaliser des dessins plus réalistes, plus académiques mais je tiens à trouver mon propre style. J’aimerais beaucoup que mes dessins soient reconnaissables au premier coup d’oeil. L’aspect enfantin est en tout cas important pour moi. La simplicité et les couleurs me permettent, j’espère, de créer des personnages symboliques qui attrapent le regard, qui marquent l’esprit. C’est en tout cas le but que je cherche à atteindre.

————-

Ces dessins sont disponibles dans ma boutique Spreadshirt, comme d’ordinaire ! :)

Spreadshirt Reine

Disponible ici / Available here : http://studinano.spreadshirt.fr/
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Spécial Saint-Valentin : découvrez l’histoire d’un coup de Foudre à Urbino (que certains de mes lecteurs reconnaitront ;p) :

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Coup de foudre à Urbino

Piero della Francesca, Portraits of Federico da Montefeltro and His Wife Battista Sforza, 1465-66

Piero della Francesca
Portraits of Federico da Montefeltro and His Wife Battista Sforza
Tempera on panel, 47 x 33 cm (each)
1465-66

(cliquez pour agrandir)

Voici le diptyque d’Urbino de Pierro della Francesca. Il s’agit d’un double portrait en médaille datant approximativement de 1472-73, aujourd’hui conservé au musée des Offices à Florence en Italie (sans doute un des plus beaux musées au monde, d’ailleurs, mais passons). Vu comme ça, ce tableau peut paraître bien classique ; il s’agit d’un homme et d’une femme qui, de toute évidence, n’ont jamais obtenu le premier prix de beauté (et vous ne croyez pas si bien dire !), rien de plus. Et, très franchement, c’est exactement ce que je me suis dit lorsque ce tableau m’a été présenté en cours il y a quelques années.

Alors, quoi ? Qu’est-ce qu’il a de particulier, ce tableau ?

Son histoire !
Et j’ai été totalement bouleversée par l’histoire de ce tableau, lorsqu’elle m’a été présentée en première année de Licence en Arts Plastiques. Mon professeur avait alors l’art et la manière de raconter les histoires. Et avec celle-ci, il a fait mouche sur moi.
En effet, ce tableau possède une histoire tout à fait particulière et, pourtant, à cause de son apparente banalité, bien des visiteurs des Offices de Florence passe devant lui sans lui prêter la moindre attention (et pour cause, pour les connaisseurs – et les autres aussi, d’ailleurs – parce que ce musée regorge de tableaux à voir et de véritables petites merveilles picturales).

Nous pouvons y voir le Duc et la Duchesse d’Urbino. Urbino (Urbin, en français) est une commune de la province de Pesaro et Urbin dans les Marches en Italie. Une très ancienne commune, s’il en est, car elle existait déjà au XVe siècle (Quattrocento). A l’époque où a été peint ce tableau, les deux protagonistes de ce tableau régnaient donc sur ce duché italien.

Le Duc (Federico da Montefeltro) était une sorte de mercenaire de l’époque. Il avait sous ses ordres une grande armée qu’il mettait au service du plus offrant. C’est ce qui lui a valu ce physique un peu ingrat, qui nous amène à la première petite histoire propre à ce tableau : il faut savoir que l’on avait pour habitude de placer l’homme à gauche et la femme à droite, dans ce type de portrait. Or on constate ici que le Duc a été sciemment placé à droite. Pourquoi ? Parce que son œil droit (caché sur cette peinture) avait été énucléé lors d’un combat. Pour l’anecdote, il semblerait aussi que le peintre l’ait coiffé d’un chapeau pour cacher sa calvitie quelque peu avancée (on n’avait pas encore inventé Photoshop mais on avait déjà le goût de la chose, vous voyez)…

Quant à la Duchesse (Battista Sforza), elle était fille de banquier. C’est à 14 ans qu’elle épousa le Duc alors qu’il avait déjà 38 ans. On mariait les jeunes filles très tôt à l’époque car il y avait peu de chance qu’elles survivent bien longtemps. Elles mouraient le plus souvent en couche. Seulement, malgré son jeune âge, son éducation avait fait d’elle une fille d’une rare intelligence ; elle gérait, en effet, toute l’économie du duché (bon, et puis, elle lisait le latin, composait de la poésie,… une fille toute à fait normale pour l’époque, prenez-en de la graine mesdemoiselles ! :p).

Nous en sommes donc là : voilà une jeune fille de 14 ans vouée à pondre quelques mômes et à mourir pour les beaux yeux de son guerrier de mari (ou le bel oeil, plus exactement, puisque nous avons vu que le monsieur en avait déjà perdu un…) de 24 ans son ainé… Une belle histoire en perspective ? C’était un peu mal barré, me direz-vous.
Honnêtement, on y croit pas une seconde, n’est-ce pas ? Je veux dire, un film sur le sujet ne pourrait être que français (ouf, on va encore me taper dessus). Genre drame sur la vie de l’un et de l’autre. On devine déjà les conquêtes du grand méchant Duc et le dévouement absolu de la Duchesse à Dieu, acceptant son rôle et son sort sans même se poser de question…
Et bien non. En réalité, nous serions plutôt en face d’un drame, certes, mais bien un drame romantique. Le genre à la mode, en ce moment. L’amour impossible. L’amour éternel. Les vampires en moins mais on pourrait quand même parler de Twilight de l’époque (bon, en moins glamour, je vous l’accorde, RPatz et sa copine ont quand même des tronches plus agréables à regarder, hein, bon, mais pour l’époque, disais-je… et pour une histoire vraie, surtout !) ou encore, puisqu’on en est là, d’un amour à la Roméo et Juliette, qui va au-delà de la mort !

Et oui, et oui, et oui… Comment se douter qu’un tel tableau cache un drame Shakespearien ? Et pourtant…

En 1472, donc, la Duchesse tombe malade. Le Duc est alors parti au combat et on lui demande de rentrer au plus vite car elle ne survivra plus bien longtemps. Il s’exécute mais, malheureusement, arrive trop tard… (musique dramatique à l’américaine, faites un petit effort d’imagination, c’est tragique, vous pouvez même verser votre petite larme). Et son chagrin est très grand. Et oui, il aimait beaucoup sa femme. Il va donc passer une commande de portrait au peintre Pierro della Francesca. Il va commander ce portrait en médaille qu’il installera dans son studiolo (nom italien donné à un petit cabinet de travail). Un portrait un peu particulier car, contrairement à ce qui est aujourd’hui le cas, il ne sera pas encadré mais présenté à la manière d’un livre (je dis ça car il dispose aujourd’hui, au musée des Offices où il est en exposition, d’un cadre doré assez tape-à-l’oeil qui fausse complètement la forme initiale de l’objet et que vous pouvez d’ailleurs voir ci-dessus)… Ainsi, une fois refermé, les deux portraits se touchaient, s’embrassaient. Une façon symbolique de sceller leur amour, leur union d’autant plus que dépliées aussi, les peintures leur permettent de se regarder à jamais.

Le Duc ne se remariera jamais. Ce qui était très peu courant pour l’époque. Pas même pour donner une nouvelle mère à son fils.

Plus glauque : le Duc a ici été peint de son vivant mais ce n’est pas le cas de la Duchesse, qui était déjà décédée. Ainsi, on ne peut que constater la pâleur excessive de son visage (et ce même si le maquillage de l’époque voulait que le visage des femmes soit poudré à outrance). Le Duc fait face au cadavre de sa femme. Une femme a qui on a fait revêtir une coiffure de mariage (et oui, il y avait des coiffures spécifiques pour chaque occasion ou presque, à l’époque, mais je reviendrai peut-être là-dessus une autre fois).

Voilà. Dernière anecdote : à l’arrière de ces deux panneaux, on peut voir deux autres peintures (voir ci-dessous), représentant encore le Duc et la Duchesse, sur deux chars de triomphe allant à la rencontre l’un de l’autre. Ils sont entourés d’allégories diverses (par exemple, la Justice et d’autres). C’est sur ces peintures que l’on peut le mieux constater à quel point la Duchesse a bel et bien l’air morte. Son teint est livide et elle peut sembler effrayante. Son char est d’ailleurs tiré par des animaux fantastiques, contrairement à celui de son époux. Quant au Duc… il est présenté, cette fois, fièrement vêtu de son armure et son profil est celui de son œil énucléé. Et c’est souvent cette partie du tableau et ce genre de détails qui attirent le plus de spectateurs.

Bref…
Joyeuse Saint Valentin :)

Portraits of Federico da Montefeltro and His Wife Battista Sforza (reverse sides)

Piero della Francesca
Portraits of Federico da Montefeltro and His Wife Battista Sforza
(reverse side)
Tempera on panel, 47 x 33 cm (each)
1465-1466

(cliquez pour agrandir)

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Work in progress : La vallée des morts

La Vallée des morts by Shou'

Je travaille actuellement sur cette peinture que vous pouvez voir ici évoluer peu à peu. Elle s’intitulera très probablement La Vallée des morts.

Je voulais jouer une fois de plus sur le même concept qu’avec Second Life (plus d’informations ici : http://studinano.com/WordPress/?p=150) : la mort d’un être, sa décomposition, servent à la création de nouvelles entités vivantes. Ici, par exemple, les Lotus fleurissent autour des cadavres peu à peu recouverts par la mousse, la végétation et sur lesquels les arbres même choisissent de pousser. Les Lotus créent à leur tour des lanternes volantes qui, dans mes travaux, symbolisent les âmes. Rien ne se perd, tout se transforme.

Comme je le répète souvent, mon travail artistique est basé sur la vision que je me fais d’Internet : comment personnifier, comment donner un corps, un aspect tangible à un univers virtuel fait de 0 et de 1 ? Rien ne se perd, sur la toile. Les informations peuvent se fondre dans la masse. Certaines rejoignent les tréfonds, elles y sont noyées (volontairement ou non : des starlettes, par exemple, font régulièrement disparaître des informations compromettantes à leur sujet en les noyant sur un flot d’autres, plus valorisantes). D’autres s’envolent, si je puis dire, et forment l’âme d’Internet. Une âme qui n’est pas forcément beaucoup plus rose que le reste mais qui fait encore d’Internet une zone à part : ni une zone de non-droit, comme se plaisent à l’appeler ceux qui voudraient la contrôler, ni une zone trop libertaire, seulement un endroit de création incessante où fourmille l’ensemble des différentes facettes de l’humanité (là encore, bonnes ou mauvaises, des plus comiques aux poétiques en passant par des aspects beaucoup plus sombres).

Je crois que ce qui dérange le plus les gens qui essayent désespérément de légiférer à propos de l’Internet (et qui sont généralement des gens qui n’utilisent pas véritablement Internet, d’ailleurs, ou qui, s’ils le font, sont plutôt partisans du « faites ce que je dis mais pas ce que je fais »), c’est de constater à quel point c’est un des moyens de communication reflétant le plus ce que nous sommes, en tant qu’êtres humains. Par exemple, nous (êtres humains et, donc, internautes) sommes à la fois capable de vouloir à tout prix partager la moindre information ou création, parce que la possibilité d’accéder à toujours plus de connaissance en un clic est un petit miracle et, dans le même temps, nous mettons en scène des sites web complètement glauques : du voyeurisme malsain à la bêtise pure et bien sûr la pornographie et, pis encore, la pédophilie.

Mon travail ne cherche pas à montrer l’ensemble du web, bien sûr, même si je l’évoque forcément. J’essaye surtout de personnifier ma propre expérience, mon voyage cybernétique. Mes personnages sont mes avatars. Les décors que je leur imagine sont purement subjectifs de ce que j’ai pu connaître ou connais d’Internet et, du coup, de ce que j’imagine à partir de ça. J’utilise le symbolisme pour illustrer ce parcours qui, finalement, pourrait être un grand livre de screenshots (comme j’aimerais avoir encore des screenshots de mes débuts sur la toile !).

Longtemps adepte des forums de jeux de rôles, j’ai depuis longtemps l’habitude d’essayer d’imaginer du tangible là où il n’y a que des données s’affichant sur un écran froid. C’est un des aspects magiques d’Internet ; on se prend au jeu, là, derrière nos écrans. Quand j’étais sur ces forums, ce sentiment était d’autant plus fort : quelqu’un commençait à écrire une situation et il suffisait de lui répondre. Ces mots devenaient des histoires, parfois complexes et passionnantes, qui pouvaient s’étaler sur des semaines ou des mois. Finalement, Internet est, pour moi, un immense jeu de rôle. Mais la vie l’est tout autant, me direz-vous ! Nous jouons tous un rôle voire plusieurs, pour chaque situation dans laquelle nous nous trouvons : nous agissons différemment, que nous nous trouvions devant notre patron ou notre maman (…bon, okay, ça n’est peut-être pas le meilleur exemple, mais vous voyez l’idée o: ). Non, en fait, l’atout majeur d’Internet réside justement en l’anonymat qu’il nous permet de prendre, dans un monde absolument abstrait, fait de pages numériques qui se succèdent encore et encore. Nous pouvons donc choisir d’être qui nous sommes et d’imaginer quoi que ce soit de l’endroit où nous nous trouvons. C’est ce que j’aime d’Internet. C’est ce que craignent d’autres personnes. Mais ça n’en est pas moins un médium créatif absolument passionnant et infini, je ne crois pas qu’on puisse nier cela.

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La Liberté guidant le peuple taguée au Louvre-Lens… Ma réaction :

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La Liberté guidant le peuple taguée

9FK-1830-7-27-A2-B Delacroix, Die Freiheit fuehrt das Volk Delacroix, Eugene 1798-1863. 'Die Freiheit fuehrt das Volk', 1830. (Allegorie auf die Julirevolution 1830, mit Selbstbildnis). Oel/Lw., 260 x 325 cm. R.F. 129 Paris, Musee du Louvre. E: Delacroix / Liberty leading the People Delacroix, Eugene 1798-1863. 'Liberty leading the People', 1830. (Allegory of the July Revolution 1830, with Self-portrait.) Oil on canvas, 360 x 225cm. Photo (c) AKG London / Erich Lessing. Paris, Musee du Louvre. F: Delacroix, La liberte guidant le peuple Delacroix, Eugene 1798-1863. 'La liberte guidant le peuple', 1830. (Allegorie de la revolution de Juillet 1830 , avec un autoportrait). Huile sur toile, H. 3,60 , L. 2,25. Paris, Musee du Louvre. ORIGINAL: Le 28 Juillet, la Liberte guidant le peuple. July 28th 1830, Liberty guides the people. Oil on canvas, 260 x 325 cm. Painted 1830. R.F. 129 Louvre,Dpt.des Peintures, Paris, France

La liberte guidant le peuple
Delacroix, Eugene
1798-1863.
‘La liberte guidant le peuple’, 1830.
(Allegorie de la revolution de Juillet 1830 , avec un autoportrait).
Huile sur toile, H. 3,60 , L. 2,25.
Paris, Musee du Louvre / Lens, Louvre-Lens

——–

Ceci est un des tableaux les plus emblématiques de ce qu’a pu être la France : une nation Révolutionnaire, qui n’hésita pas à faire valoir ses droits et à les déclarer haut et fort. Rappelons que la France fut la nation des Droits de l’Homme grâce à ces hommes qui se soulevèrent contre le Roi. Delacroix dépeint ici ni plus ni moins que la Liberté elle-même, personnifiée en cette femme portant le bonnet phrygien (symbole des révolutionnaires), guidant le peuple. La Liberté, donc, au même niveau que le peuple et le guidant. Un tableau loin d’être dépourvu de sens. Un tableau primordial que chacun devrait respecter au plus haut point et que bon nombre de gens, aujourd’hui, ne connaissent pas ou ignorent bêtement. Un tableau qui dépeint une période de notre histoire que peuvent bien critiquer les bons penseurs d’aujourd’hui et tous ces gens qui voudraient refaire le procès de nos têtes couronnées voire les remettre au pouvoir (j’aimerais tant vous voir transportés à l’époque ! Comme je rirais de bon coeur !) : il est la preuve qu’un jour le peuple a su dire « Non » de façon ferme et franche à un pouvoir totalitariste afin que nos petites têtes blondes puissent aujourd’hui toutes se la péter avec un iPhone à la main en cour de récréation. Car qui dit « possibilité » dit « liberté ». Malheureusement, voilà tout ce que nous en avons fait !

La Liberté, bon sang ! Combien de ces têtes blondes savent encore ce qu’elle signifie vraiment ? Eux, pendus à longueur de journée sur les réseaux sociaux ou le nez collé à l’écran de leur téléviseur à regarder des conneries sur TF1. Et leurs parents avec eux ! L’éducation va mal. Elle va mal dans les écoles et dans les familles. Et parmi ces familles, ceux-là même qui nous pondent des discours dégueulasses à propos du « mariage pour tous ». Un droit, là encore ! Une foutue Liberté !

Voilà qu’aujourd’hui, La Liberté guidant le peuple a été taguée. La Liberté salie. Malmenée. Oubliée. Un jour, ce sont des bêtises de cet ordre aussi qui finiront par nous la coûter véritablement. Petit à petit, comme grignotée par les obèses insatiables que nous sommes tous.

Comment peut-on encore supporter l’inculture grandissante dans laquelle nous baignons de plus en plus ? Et, plus encore, cette désinvolture avec laquelle certains traitent le sujet : « Oh.. C’est comme ça. C’est l’époque qui veut ça. » Mais oui, restons là les bras croisés à compter le moindre de nos centimes, les nôtres, notre propriété, nous, individualistes, pas les autres, eux peuvent bien crever. Non, voyez-vous, le monde ne se construit pas ainsi. Ca n’a jamais été le cas. Les hommes préhistoriques eux-mêmes l’avaient déjà bien compris : un groupe est fort, l’homme seul meurt. Et un homme seul et stupide encore plus vite que les autres.

Ce geste me met en colère. Il me révolte. Et je suis d’autant plus triste qu’il se soit produit dans ma région.

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